Prague en solo : cinq jours entre émerveillement et foule

Prague en solo : cinq jours entre émerveillement et foule Séjour de 5 jours à Prague, la si belle capitale Tchèque. J’ai découvert une ville dotée d’un sérieux tempérament, avec une architecture inspirante et un côté « le meilleur de la Belle Époque ». En route pour un séjour instructif et bien agréable. Le départ – 13/08/2025 Il était encore très (trop?) tôt ce 13 août quand j’ai quitté la maison pour m’envoler vers Prague. Cette fois, c’était un voyage solo. Juste moi, mon sac et mon appareil photo. J’avais choisi Ryanair pour m’envoler. Décollage depuis Charleroi. Super simple pour moi : que de l’autoroute, pas de bouchons. Après un bref contrôle de sécurité, juste le temps d’un petit café, et hop, décollage. À 9 h pile, j’étais déjà à Prague. Le trajet vers le centre historique avait été réservé à l’avance (merci Booking !). Après mes mésaventures avec des taxis “officiels” à la sortie d’aéroport, je préfère anticiper. J’avais loué un appartement dans le quartier historique de Staré Město, rue Michalská. Parfaitement situé, frais et calme mais seulement disponible à 15 h. J’ai donc déposé mes bagages au restaurant voisin et je suis partie explorer Prague. Astuce pratique : La République tchèque n’a pas l’euro et n’a pas l’intention d’y passer. Première étape après l’arrivée: trouver un distributeur. Maison U Rotta Tour de l’horloge astronomique Hanging Man – Sigmund Freud Il n’a pas fallu que je marche longtemps pour que mes vieux clichés (“bloc de l’Est”, béton triste autour de cœurs historiques) volent en éclats. Dès l’aéroport et jusqu’au centre-ville, je n’ai vu que de jolies choses, pleines de sérénité et de douceur. Jour 1 – Premiers pas dans la ville Il était encore tôt, mais la foule s’était déjà massée sur la grand-place. Splendide, oui, mais pas pour moi : j’ai vite fui vers l’est, dans des rues plus calmes, même si les groupes guidés semblaient s’y succéder à la queue leu leu. Je n’avais pas du tout organisé cette première journée de découverte, je n’avais pas emporté mon cartoville, bref je me suis promenée au petit bonheur la chance, sans trop savoir où aller, et par plus de 30 °C en ville, c’est vite éreintant. Heureusement, en chemin, j’ai trouvé un joli jardin où m’installer (Pauseteria café). Petite pause bière (on est à Prague quand même) et plat végétarien étonnant, mais finalement très bon. L’après-midi, direction Nové Město. Un quartier vivant, avec ses commerces, la vue sur le grand musée de Prague (Národní muzeum) et ses façades art nouveau ou art déco. Je ne les distingue jamais! J’ai terminé la journée tranquillement, entre courses et préparation du programme du lendemain. Jour 2 – Matin doré et émotions à Josefov Ce matin-là, j’avais décidé de jouer à la touriste matinale : départ avant 7 h, quand la ville dort encore un peu. Et quelle récompense ! La grande place de Prague, baignée dans la lumière dorée du soleil levant, presque vide. Quelques photographes comme moi, deux ou trois blogueurs, et les Praguois qui traversent la place pour aller travailler. J’ai eu le sentiment que la ville m’appartenait pendant une petite heure. J’ai continué par la rue Karlova, encore calme, pour rejoindre le pont Charles. Pas désert, mais assez tranquille pour en profiter. Le château, perché sur sa colline, s’illuminait doucement. J’aurais pu rester là longtemps, mais la chaleur montait déjà, et neuf heures approchaient. Petite pause café, retour express à l’appartement pour une couche d’écran total, et me voilà repartie vers d’autres quartiers. Le pont Charles La Tour de la Vieille Ville Église Notre-Dame de Týn Au programme, Nové Město : façades art nouveau ou art déco (je ne sais jamais distinguer), le théâtre Národní, les berges de la Vltava et la galerie Mánes qui offre une vue incroyable sur la maison dansante. La balade s’est poursuivie au parc Karlovo náměstí, où je me suis retrouvée nez à nez avec la Novoměstská radnice, l’hôtel de ville de la ville nouvelle. Encore un peu plus loin, et me voilà sur le perron du musée Narodni et son magnifique escalier, mais je n’ai pas eu le courage d’y entrer avec cette chaleur. À refaire une prochaine fois lors d’un prochain voyage. J’ai profité de la perspective sur la place Venceslas, gâchée en ce mois d’août 2025 par des travaux. A revoir, comme le musée lors d’un prochain voyage. J’ai repris ma route et pu m’émerveiller des façades à découvrir le long du boulevard Venceslas. Après un très bon ramen dans la galerie Koruna, première pause pour échapper aux températures caniculaires. Le soir, changement total d’ambiance : direction Josefov, le quartier juif. J’ai commencé par la synagogue Pinkas. Les noms des victimes du nazisme sont écrits, un à un, sur les murs. Des familles cherchaient un parent dans cette mer de lettres. Frisson immédiat. J’ai poursuivi avec le vieux cimetière juif. Ce lieu, malgré la tragédie qu’il représente, m’a apporté une sérénité inattendue. Les grands arbres offraient de l’ombre, les tombes serrées semblaient s’enlacer, et j’ai même ressenti une étrange impression de douceur. Puis j’ai visité la synagogue Vieille-Nouvelle. C’était la première fois que je rentrais dans une synagogue encore en activité. Je ne suis pas croyante, mais j’aime ces lieux habités par des siècles de prières, de petites histoires et de grandes tragédies. Je suis ressortie avec un mélange de chaleur, de fatigue et d’émotion. Ce soir-là, retour tranquille à l’appartement. Dehors, Prague s’animait pour la nuit, mais je n’avais pas envie de me jeter dans la foule. J’ai préféré savourer le silence de “chez moi”. Un extrait du mur de la Synagogue Pinkas Synagogue Pinkas Le cimetière juif Jour 3 – Entre Mala Strana et musique classique Réveil aux aurores, comme souvent à Prague. À 6 h 30, j’étais déjà dehors, impatiente de profiter de la ville avant que la foule ne l’envahisse. Une douche rapide, un café, et me voilà en route vers le pont Charles. Cette fois, je l’ai traversé entièrement. Le matin, il garde une atmosphère particulière : quelques
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